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Ehpad

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Comment concilier protection des personnes âgées et mort provoquée ?

G

lossaire

Dernière mise à jour : 10/10/2025

v. vulnérabilité

 

Le vieillissement de la population est une préoccupation de santé majeure à plus d’un titre. L’une des inquiétudes porte sur la fin de vie en Ehpad. Transporter l’euthanasie dans les Ehpad fait naître de lourdes inquiétudes.

Les personnes âgées sont, par principe, plus proches de la mort, mais elles sont en Ehpad pour des raisons de vulnérabilité : solitude et incapacité à rester seul chez soi, altération des facultés mentales, ou altération des facultés physiques, ou précarité…

Proposer ou envisager une mort provoquée pour une personne dans ces conditions reflète une initiative essentiellement extérieure à l’individu et difficilement conciliable avec le respect d’un consentement libre et éclairé. Pressions ou incitations sont possibles si la personne est à peu près lucide, décision prise par un tiers (proche, héritier, représentant légal, soignant, administratif…) si la personne n’a plus de lucidité (altération des facultés mentales)…

 

En 2022, 3 Ehpad sur 4 se trouvent en déficit.

 

Sur plus de 670.000 morts par an en France les décès sont répartis comme suit :

  • 53 % des décès à l’hôpital
  • 24 % au domicile
  • 13 % personnes en Ehpad / maisons de retraite
  • Autres : maison (sans prise en charge dédiée), travail, domicile d’un tiers, voie publique…

 

70 % des personnes décédées ont 75 ans et plus

Le vieillissement de la population c’est 470 000 personnes en besoins de soins palliatifs d’ici 20 ans (380 000 en 2023).

 

Une mort provoquée en Ehpad serait une tentation économique majeure dans un système de santé en crise. La tentation peut toucher aussi les proches et membres de la famille (votum mortis : le vœu de mort en latin). Il y a aussi la recherche de voir la situation « insupportable » de la personne âgée en Ehpad prendre fin (insupportable pour qui ?). Enfin, la personne elle-même peut se considérer comme un poids pour la société ou pour sa famille…

Juridiquement, la question du caractère libre et éclairé du consentement de la personne âgée (> vulnérable) en Ehpad (> dans un cadre non familial) est problématique, les pressions sont multiples et la vulnérabilité aiguë.

 

Le Canada constate que les populations âgées et précaires se tournent de plus en plus vers l’aide médicale à mourir.

 

En Belgique, où seule existe l'euthanasie, 72,6 % des euthanasies belges concernent des personnes de + de 70 ans.

Documentation

Fin de vie en Ehpad

 

Atlas du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie (CNSPFV=

 

Cour des comptes, Soins palliatifs, rapport 5 juill. 2023

 

La fin de vie et le droit (Eres, Ph. Pitaud) : Vivre vieux, mourir vivant, J.-B. Thierry (2013, p. 49)

 

Vulnérabilités et approche relationnelle de l'autonomie (Colloque IRDA, 13 déc. 2023)

 

Vieillir chez soi de l’Antiquité au XXIe siècle - Regards sur le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie (Colloque Ceprisca, Université Jules Vernes Picardie, juin 2022)

 

Déficit Ehpad : FHF (fédération hospitalière française)

 

A. Cheynet de Beaupré : Consentir à mourir ? , Consentement et fin de vie, Gènéthique, 28 fév. 2024

 

Belgique : Rapport du CFCEE 2025 :

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