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Judaïsme

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Que dit le Judaïsme de l'euthanasie et du suicide assisté ?

G

lossaire

Dernière mise à jour : 11/16/2025

Le judaïsme n’est pas favorable à l’euthanasie.

 

Le respect de la vie est essentiel, la mort ne peut être administrée à autrui, c’est commettre un meurtre. Enfin, il n’est pas dans les missions du médecin de « donner » la mort.

 

L’euthanasie interroge deux valeurs juives.

 

D’une part la souffrance humaine, d’autre part le respect de la vie.

Qu’est-ce qui l’emporte ? La loi donne la primauté à la vie, son caractère est sacré et absolu pour le judaïsme.

  • Dans le Lévitique 18, 5, il est écrit à propos des commandements de la torah « et tu vivras par eux ». Si un commandement devait aboutir à la mort, il ne faut pas obéir à ce commandement. Toute la torah s’efface face à la vie.
  • Dieu lui-même se met en retrait face à notre vie.
  • Dans le Psaume 118, veset 18, « Dieu m’a fait souffrir, mais au moins il ne m’a pas livré à la mort ». Pour le roi David il vaut mieux souffrir que de mourir. Un instant de vie a une valeur suprême.

 

La vie momentanée est indépendante de la qualité de vie. Rien ne nous permet de mesurer le prix de la vie dont la valeur est inquantifiable. La qualité de vie est indépendante de la valeur de la vie. Attenter à un instant de vie c’est devenir un meurtrier.

  • Dans le traité Shabbat du Talmud page 151B, il est dit « Celui qui ferme les yeux d’un agonisant est un meurtrier, c’est comme une bougie en train de s’éteindre, si un homme met le doigt dessus, elle s’éteint aussitôt.

Cet interdit de l’euthanasie existe même si le malade donne l’autorisation au médecin de pratiquer l’euthanasie. Dans le judaïsme, il n’y a aucune différence entre une personne qui se suicide et une personne qui donne à une autre personne l’autorisation de la tuer. La vie ne nous appartient pas. Ni au malade, ni au médecin. C’est donc interdit pour le malade comme pour le médecin juif. (…)

 

Pour conclure, le Talmud dans le traité Berakhot 60A nous dit : « Dieu a donné la permission aux médecins de guérir, mais de donner la mort consciemment à un malade ne fait plus partie du cadre de la mission d’un médecin ». Dans la difficile confrontation entre le souci d’atténuer la souffrance et l’interdit de supprimer la vie, la primauté doit être accordée à la vie sur la souffrance. Si le judaïsme s’oppose à l’euthanasie, il réprouve également l’acharnement thérapeutique dans des situations précises en donnant le droit à une euthanasie passive » (Rabbin Itzhak Benhamou).

Documentation

La médecine et le judaïsme face à l’euthanasie, Rabbin Itzhak Benhamou, Dr Fabrice Lorin, Dr Simon Benamran

 

Gugenheim Grand Rabbin Ernest [1982], Les Portes de la loi, Paris, Albin Michel, p. 246-255.

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