top of page

Fin de vie

olia-gozha-J4kK8b9Fgj8-unsplash.jpg

Que recouvre précisément la « fin de vie » ?

G

lossaire

Dernière mise à jour : 11/13/2025

Parler de fin de vie permet d’aborder toutes les questions et positions relatives tant à la mort provoquée qu’aux soins palliatifs.

La formule regroupe deux clans et deux questions irréductiblement opposés : euthanasie / soins palliatifs

 

La mort provoquée(euthanasie, suicide assisté…) veut abréger la vie, notamment par décision du sujet (autonomie personnelle) en exigeant que le soignant y aide ou l’accomplisse.

 

Les soins palliatifsaccompagnent le patient par des soins jusqu’à la mort en luttant contre peurs et souffrances.

 

Peut-on être pro-soins palliatifs et pro-mort provoquée ?

Certains pro-euthanasie font état d’une « volonté commune » de développement des soins palliatifs. Ce discours récent est peu fondé car les états d’esprit ne sont pas compatibles.

Ou bien cette position, tenue par certains, est-elle motivée par un accueil favorable progressivement réservé par les individus aux soins palliatifs. Ceux-ci parfois perçus avec admiration sont en quelque sorte les « Mère Teresa » de la fin de vie. Or, il serait pal vu de dire du mal de Mère Teresa de Calcutta.

Ou bien s’agit-il simplement de calmer les esprits pour engager une discussion facialement ouverte facilitant une loi de compromis soins palliatifs/euthanasie pour faciliter l’acceptation politique et sociale de l’euthanasie.

 

Déclassement et non-cohabitation :

En tout état de cause, la cohabitation des deux systèmes évolue très rapidement vers la régression des dotations financières et opérationnelles des soins palliatifs.

Le Canada a accueilli l’aide active en 2016, était leader en soins palliatifs fin 1990, est 24e mondial aujourd’hui mais 1er mondial en aide active.

C’est ce que les spécialistes (P.-L. Turcotte et T. Lemmens) appellent : La normalisation troublante de la mort médicalement administrée au Québec et au Canada.

 

Wikipedia :

L'aide médicale à mourir (AMM) est la locution officiellement utilisée pour désigner principalement l'euthanasie dans la loi fédérale canadienne ainsi que dans la loi provinciale québécoise. Dans une moindre mesure, elle désigne en outre le suicide assisté dans la loi fédérale (qui porte alors le nom particulier d'« aide médicale à mourir auto-administrée »).

« Un rapport de Santé Canada de 2020 sur les raisons invoquées par les patients demandant une AMM indique que plus de 50 % des répondants ont signalé un contrôle insuffisant de la douleur ou s’inquiètent de la possibilité que leur douleur pourrait devenir incontrôlable ; plus de 50 % ont également donné comme raison le contrôle généralement insuffisant des autres symptômes.

La Société canadienne des médecins de soins palliatifs souligne que seulement 15 % des personnes qui auraient besoin de soins palliatifs y ont accès.

Comme le constate le Dr Leonie Herx, professeure clinique de médecine palliative à la faculté de médecine Cumming de l’Université de Calgary, « la loi sur la mort assistée et sa mise en œuvre au Canada ont considérablement endommagé les soins palliatifs, provoquant la diminution des ressources en soins palliatifs, leur remplacement par les pratiques de la mort assistée et l’augmentation de la détresse des cliniciens. ».

 

Belgique

En Belgique, dans un communiqué commun, les trois fédérations professionnelles de soins palliatifs ont exprimé en 2022 leur souhait de mieux faire connaître les soins palliatifs et dénoncé le manque d’accès pour les patients atteints d’une maladie incurable. « Nous continuons de les voir comme des soins en phase terminale, pour les personnes atteintes de cancer ou pour les personnes âgées, dans leurs derniers jours de vie. Il est temps de changer cela. » (Alliance Vita, juin 2024)

 

Loi de Gresham (financier anglais du XVIe s.): la mauvaise monnaie chasse la bonne (l'introduction d'une devise de moindre qualité dans un système économique a pour conséquence néfaste que c'est la mauvaise monnaie qui prend la place la plus importante).

Documentation

Penser la fin de vie : L’éthique au cœur d’un choix de société (J. Ricot, 2019-2e éd., Hygée)

 

Bientôt une nouvelle loi relative à la fin de vie (Fr. Vialla, Recueil Dalloz 2013 p. 259).

 

Fin de vie : peut-on choisir sa mort ? (J.M. Gomas, P. Favre, Artège, 2022).

 

Critique de propos erronés diffusés par l’ADMD

 

SFAP : données du débat.

 

Euthanasie et soins palliatifs : deux voies incompatibles (O. de Fournas, A. Pasquier et C. Zeller) Famille chrétienne, mars 2024.

 

Déclassement : Alliance Vita.

 

Communiqué belge insuffisance des soins palliatifs.

 

Santé Canada : Second Annual Report on Medical Assistance in Dying in Canada 2020.

 

Société canadienne des médecins de SP : Insuffisance d'accès aux soins pallliatifs 2016 : How to improve palliative care in Canada.

 

Normalisation : P.-L. Turcotte et T. Lemmens : La normalisation troublante de la mort médicalement administrée au Québec et au Canada.

bottom of page