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Déclassement

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Les soins palliatifs sont-ils exposés au déclassement ?

G

lossaire

Dernière mise à jour : 12/3/2025

Voir not. : Canada : J. Lemieux-Lefebvre :

 

1) Les rapports de la Commission sur les soins de fin de vie n’ont jamais identifié comme problématique la question du temps d’attente pour recevoir une évaluation d’aide médicale à mourir (AMM) au Québec.

Elle a toutefois exprimé ceci :

  • « L’AMM n’est pas un soin d’urgence administré dans la précipitation. La décision doit être mûrie, réfléchie et faire l’objet d’entretiens espacés avec le médecin. Parfois, les circonstances cliniques accélèrent les étapes dans un court laps de temps. Cette apparente précipitation suscite des inquiétudes quant au respect de la Loi concernant le temps de mûrissement prescrit par des entretiens espacés.
  • Un délai d’un jour ou moins entre la demande et l’administration de l’AMM a été rapporté dans 3,6 % (514/14 417) des formulaires des AMM administrées entre le 1er avril 2018 et le 31 mars 2023. » (Rapport sur la situation des soins de fin de vie au Québec 2018-2023, p. 41).

 

2) Idéalement, chaque chronique traitant de l’AMM devrait également mentionner l’efficacité des soins palliatifs.

Trop souvent, le réflexe devant l’expression d’un « ça suffit, je n’en peux plus (de souffrir) » devient l’aide médicale à mourir. Pourtant, l’option des soins palliatifs répond adéquatement aux souffrances dans l’immense majorité des situations et, comme la chronique le mentionne, la sédation palliative demeure possible dans les cas de souffrances réfractaires.

 

3) Le dernier rapport quinquennal de la Commission sur les soins de fin de vie rappelle que les données disponibles « ne permettent pas de connaître ce qu’il en est du véritable accès aux soins palliatifs dans le réseau et de la qualité des soins offerts, notamment de savoir si les besoins sont effectivement satisfaits et quels sont les obstacles à l’accès à des soins palliatifs de qualité en temps opportun ».

 

Oui, 82 % des personnes ayant reçu l’AMM ont pu obtenir des soins palliatifs, mais on sait trop peu de choses sur l’accès à des soins palliatifs complets au Québec, débutés en amont de la maladie, au bon moment. L’accès à des soins palliatifs répondant adéquatement aux souffrances physiques, psychologiques et existentielles, dans une approche interdisciplinaire, demeure plus difficile que celui à l’AMM. Pour qu’il y ait un réel choix en fin de vie, cette situation doit changer.

 

Belgique

 

2025 : Les honoraires des soins infirmiers à domicile en baisse de 25% pour les soins palliatifs en Belgique. Le nombre d'euthanasies quant à lui augmente régulièrement ainsi que sa prise en charge.


🔴 Euthanasie :
1er nov. 2025 : Les médecins pratiquant une euthanasie perçoivent des honoraires (180 €). Les frais sont supprimés pour le patient et ses proches.

🟢 Soins palliatifs :
Diminution annoncée de 25 % sur les soins palliatifs (janv. 2026) pour la nomenclature des soins infirmiers.

Le déclassement des soins palliatifs (qui pâtissent de la cohabitation avec l'euthanasie) manifeste la loi de Greesham (XVIe siècle) :
la mauvaise monnaie chasse la bonne.

Documentation

M. Moisan (juill.2025): Une liste d’attente pour l’aide médicale à mourir

 

J. Lemieux-Lefebvre (juill. 2025) : réponse à l'article de M. Moisan

 

Belgique :

  • Baisse des honoraires sur les soins palliatifs en janvier 2026 : les infirmiers à domicile seront touchés, pas les patients (2 déc. 2025)
  • Honoraires des médecins pratiquant l'euthanasie (1er nov. 2025)

 

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