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Quelles associations s’intéressent à la fin de vie ?
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lossaire
Dernière mise à jour : 10/20/2025
Deux clans s’opposent : les pro-soins palliatifs et les pro-euthanasie, de façon irréconciliable (malgré des discours de certains pro-euthanasie se disant « favorables au développement des soins palliatifs »).
Les deux clans évoquent la fin de vie. Accompagner les personnes mourantes ou incurables a, de tout temps, été le cœur d’action des soins palliatifs. Depuis peu, les pro-euthanasie évoquent « l’accompagnement » des personnes désirant mourir, accentuant la confusion.
Euthanasie (non exhaustif) :
- ADMD : Association pour le droit de mourir dans la dignité ; Jean-Luc Romero (président, 2007-2021), Jonathan Denis (président 2021)
- Dignitas : « vivre dignement, mourir dignement » a à sa tête un avocat et non un médecin,
- Exit : l’association indique avoir accompagné 1400 personnes en 2021.
- Le Choix « citoyens pour une mort choisie »
- Ex International (Suisse)
- Mourir dans la dignité (Canada)
Soins palliatifs (non exhaustif) :
- SFAP : Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (fédération) Dr Claire Fourcade (présidente)
- Jalmalv : jusqu’à la mort accompagner la vie
- Etre là
- ASSP : L'association de Soutien aux Soins Palliatifs (met en relation des bénévoles d'accompagnement avec des patients).
- Vivre dans la dignité (Canada).
- Jusqu’au bout solidaires (JABS) : collectif de gauche contre l’euthanasie sur X
- CPDH (Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine) : contact@cpdh.org
- Aide aux aidants Asso Nouveau Souffle
En Suisse les 5 associations « pour le droit de mourir dans la dignité » sont notamment : Dignitas (Forch), Exit ADMD (Suisse romande et Deutsche Schweiz), Ex International (Berne), Life Circle (Biel-Benken), Pegasos (Bâle). (Salaire annuel 145 000 € pour le président de l’ADMD Suisse)
Les accompagnants sont bénévoles, mais les enjeux financiers de l’assistance au suicide expliquent, en partie, la réticence à accepter la capsule Sarco. L’expérimentation malheureuse de septembre 2024 accentue la réticence, d’autant que l’assistance au suicide s’efface derrière une automatisation qui relève plutôt du suicide assisté. Une enquête pénale a été diligentée pour identifier les causes de la mort de la femme dans la capsule, des blessures étant relevées. Les bénévoles n’ont aucune formation.
Argent/financement et associations de fin de vie :
En Suisse, le département fédéral de justice et police et le Directeur de l’Office fédéral des assurances sociales se sont inquiétés de l’aspect financier d’associations au caractère non lucratif. En 2019, l’actif du bilan de l’association Exit s’élevait à 29 millions de francs suisses (montant qui a triplé depuis 2013).
Activisme :
ADMD :
Tuer des gens qui le demandent devient une loi de "laïcité". Cet argument fait suite à celui rattachant le droit de tuer à la trilogie républicaine "liberté, égalité, fraternité" dans la bouche du président de l’association. Celui-ci "exige" le vote de la loi pour l’euthanasie » (2024). Cette revendication de "loi de laïcité" par l’ADMD rejoint uneassertion soutenant que les personnes opposées à un permis de tuer seraient uniformément motivées par des motifs religieux et plus précisément par le « dogme » catholique.
Dignitas et CEDH : la Cour européenne des droits de l’homme (saisie en 2023) va statuer sur le recours de membres de l’association Dignitas contre la France. L’organisation espère obtenir l’ouverture en France « d’un droit de mourir dans la dignité » en se fondant sur la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Conseil d’Etat, en 2022, avait rejeté la demande de Dignitas « d'enjoindre au Premier ministre et au ministre des solidarités et de la santé d'abroger ces dispositions et d'en édicter de nouvelles uniquement aux fins de prévoir une exception " permettant à chacun de pouvoir mettre fin à ses jours consciemment, librement et dans la dignité " »
- CEDH :
« Le Conseil d’État rejeta les recours par deux décisions du 29 décembre 2022. Il jugea en particulier que les articles 2, 8 et 9 de la Convention, tels qu’interprétés par la Cour, notamment dans ses arrêts Pretty c. Royaume-Uni (no 2346/02, CEDH 2002-III) et Haas c. Suisse (no 31322/07, CEDH 2011), « n’impliqu[aient] pas par eux-mêmes de prévoir l’aménagement au régime des substances relevant du régime de police spéciale en litige » (premier recours) ou « l’intervention médicale » (second recours) « réclamé[s] par l’association pour l’exercice du droit qu’elle revendique ». Invoquant les articles 2, 3, 8 et 9 de la Convention, les requérants dénoncent une violation de leur droit à la vie, de leur droit de ne pas subir des traitements inhumains ou dégradants, de leur droit à l’autonomie personnelle et de leur liberté de pensée et de conscience, résultant de l’absence en droit français de « garanties appropriées et suffisantes concernant la faculté pour chacun de mettre fin à ses jours au moment de son choix, consciemment, librement et dans la dignité ».
- Dignitas est à l’origine de la reconnaissance du suicide assisté en Allemagne (2020) et en Autriche (2021).
Documentation
Associations pro-soins palliatifs
· SFAP
· Jalmalv
· ASSP
· Etre là
· JABS
· CPDH (protestants)
· Vivre dans la dignité (Canada)
Associations pro-euthanasie
· ADMD :
· Critique de propos tenus par l’ADMD
· Loi de laïcité
· Exit : en lien avec l’ADMD :
· Argent de l’association Exit
· Le Choix
· Dignitas
· Mourir dans la dignité (Canada)
Militantisme : Le Monde, B. Jérôme 26 septembre 2023
Conseil d’Etat 29 déc. 2022
A. Boulanger et A. Cheynet de Beaupré, Interdit de tuer (à propos de CE 29 déc. 2022), RFPF 2023-05 p.28.
