Alberta

Restriction de la loi sur l'aide à mourir ?
G
lossaire
Dernière mise à jour : 3/20/2026
(article du Calgary Herald du 17mars 2026)
Mourir ou ne pas mourir, telle est la question.
Le gouvernement de l'Alberta porte désormais la question de la vie et de la mort à l'attention des Albertains.
Quand une personne devrait-elle être autorisée à mettre fin à ses jours avec l'aide du système de santé ?
C'est à cette question que la première ministre Danielle Smith et son gouvernement répondront mercredi en présentant une loi sur l'aide médicale à mourir en Alberta.
Le gouvernement Smith affirme que cette loi est nécessaire pour protéger les Albertains vulnérables. Son nom est explicite.
Des interdictions sont prévues. Le gouvernement Smith tient à être clair à ce sujet. Il renforce la réglementation.
L'aide médicale à mourir, souvent appelée AMM (Aide médicale à mourir), sera interdite aux personnes de moins de 18 ans, aux personnes dont le seul problème de santé sous-jacent est une maladie mentale et aux personnes incapables de prendre leurs propres décisions en matière de soins de santé.
Les demandes anticipées d'aide médicale à mourir, c'est-à-dire les autorisations préalables d'aide médicale à mourir avant qu'une personne ne perde sa capacité de donner un consentement éclairé, seront également interdites.
L'aide médicale à mourir sera également interdite lorsqu'un décès naturel n'est pas « raisonnablement prévisible ».
Les personnes pour lesquelles un médecin ou une infirmière praticienne détermine que leur décès naturel est « raisonnablement prévisible » seront admissibles à l'aide médicale à mourir.
« Raisonnablement prévisible » signifie que leur décès naturel est susceptible de survenir dans les 12 mois.
Les médecins et les infirmières praticiennes de l'Alberta ne pourront PAS orienter les personnes vers des évaluations à l'extérieur de la province afin de déterminer leur admissibilité à l'aide médicale à mourir.
Les médecins et les infirmières praticiennes qui ont des objections morales ou religieuses à l'égard de l'aide médicale à mourir auront le droit de refuser d'évaluer une personne en vue de l'aide médicale à mourir ou de la lui prodiguer.
En pratique, la personne pourrait être orientée vers un médecin qui n'a pas d'objection à l'aide médicale à mourir ou recevoir des renseignements sur la façon d'y accéder.
Certains établissements de santé auront le droit de refuser de pratiquer l'aide médicale à mourir. La personne concernée pourrait être transférée dans un autre établissement.
Mickey Amery est le principal interlocuteur de Smith sur cette question. M. Amery est ministre de la Justice de l'Alberta.
Que répond-il à ceux qui souhaitent que davantage de personnes soient admissibles à l'aide médicale à mourir ?
Que répond-il à ceux qui estiment que davantage de personnes devraient avoir le choix du moment de leur mort ?
« Notre rôle est de défendre les personnes vulnérables et de veiller à ce que le système considère toujours la vie comme sacrée », déclare M. Amery.
Documentation
Calgary Herald : Bell: Danielle Smith government lays down the law on doctor-assisted death (17 mars 2026)
Ici. Radio Canada : L’Alberta entend restreindre l’accès à l’aide médicale à mourir
Jasmin Lemieux-Lefebvre : "Loi établissant des balises pour la fin de vie provoquée en dernier recours"
