ADMD

Qu'est-ce qu'une mort "digne" ?
G
lossaire
Dernière mise à jour : 10/22/2025
Philosophie
1. Incitation au suicide
De sa création jusqu’à la loi du 31 décembre 1987 visant à supprimer la provocation au suicide, l’ADMD proposait à tous ses nouveaux adhérents une « brochure auto-délivrance » (voir par exemple Bulletin de l’ADMD n°27, mars 1989) dans laquelle elle propose plusieurs recettes médicamenteuses et physiques pour se suicider.
Paul Chauvet (président de l’ADMD) : « L’A.D.M.D. fait le pari d’une société idéale constituée d’hommes et de femmes libres et responsables qui choisiront en toute lucidité le moment de mourir et possèderont les moyens de concrétiser leur désir, de le faire dans la tendresse et la dignité », Rapport moral et d’orientation en vue de l’Assemblée Générale du 15 juin 1985, Bulletin de l’ADMD. n°17, avril 1985.
2. Âgisme
Odette Thibault, cofondatrice de l’ADMD, à propos des personnes âgées : « Dès qu’ils sont inutiles, ou qu’ils représentent une charge supplémentaire, comme c’est le cas dans les périodes de pénurie, on est content de les voir disparaitre » (La maitrise de la mort, Éditions universitaires, 1975, p. 80)
« Tout individu ne possédant plus ces facultés [cérébrales] peut être considéré dans un état sous-humain ou infra-humain, poussé à l’extrême dans le cas du débile profond159 ». id. p. 163).
Selon elle, « Prolonger cette déchéance est, à mon avis, une des plus graves atteintes qu’on puisse porter à la dignité humaine » (Bulletin de l’ADMD n° 12, octobre 1983)
Gilbert Brunet, fondateur et administrateur de l’ADMD : la mort volontaire est « la plus digne » ; si une fonction essentielle est atteinte (vue, ouïe, continence), « ce qu’on appelle la « vie » n’est plus que « survivance » », une « vie dérisoire » (Bulletin de l’ADMD n° 12, octobre 1983).
« Et le vieillard, le plus souvent n’est plus utile à personne, – même si, aimablement, on l’assure du contraire. Pratiquement, il n’a plus de devoirs. Il risque à tout moment de devenir une charge pour les siens. Et pour la société, en tant qu’inactif, c’est toujours une charge financière » (Bulletin de l’ADMD n° 27, septembre 1987)
3. Eugénisme
L’épouse de Gilbert Brunet (vice-président de l’ADMD) Edith Brunet a créé l’association pour la prévention de l’enfance handicapée (président d’honneur Henri Caillavet – président de l’ADMD à plusieurs reprises) qui proposait une proposition de loi visant à « diminuer le nombre des enfants anormaux ». La proposition de loi de l'APEH prévoyait notamment qu' « un médecin ne commettra ni un crime ni un délit en s'abstenant d'administrer à un enfant de moins de trois jours les soins nécessaires à sa vie quand cet enfant présentera une infirmité inguérissable et telle qu'on prévoit qu'il ne pourra jamais avoir une vie digne d'être vécue ».
4. Vœux aux députés en 2025 :
- pas de court ou moyen terme (seulement une phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable)
- euthanasie + suicide assisté : seul le patient pourra choisir, quelles que soient ses capacités physiques par ailleurs
- directives anticipées demandées avant perte des facultés mentales
- décision de fin de vie n’appartient qu’au seul patient : aucune collégialité ne peut lui imposer une autre décision.
5. Financements ?
La question du financement et des rssources dont disposent des associations telle que l'ADMD se pose régulièrement. La politique très active de communication, notamment, a un coût indéniable. Une enquête a ainsi révélé un fonds de 6.7 millions d'euros. N'étant pas une association d'utilité publique, et ne pouvant dès lors recevoir des dons librement, de nombreuses questions ont été posées, les cotisations des 80 000 adhérents ne permettant pas d'expliquer de tels montants. L'ADMD explique que ces sommes proviennent de fonds de dotation (les fonds de dotation sont censés faciliter le financement d’initiatives d’intérêt général).
Documentation
42e Assemblée générale de l'ADMD (sept. 2022) : "aller plus loin" après l'adoption d'une loi légalisant "l'aide à mourir" (not. avec Jonathan Denis)
Le fonds de 6,7 millions d’euros de l’ADMD, l’association qui défend l’aide à mourir : A. d'Abbundo, La Croix, 20 oct. 2025
